Et l'on rit et l'on déconne comme tout parait léger au moment des amours, au moment de s'aimer. Tout semble futile et plein d'éternité loin des autres si près de toi on pourrait même en crever. On pense alors à l'infini, que rien n'peut s'arrêter, le regard vers le large, on contemple nos vieilles idées. Mais non de Dieu, comme tout est beau, comme on s'était planté de croire que rien n'pouvait plus jamais nous arriver. A nos joies, à nos peines, à tout c'qui nous ressemble. A la clarté de nos nuits, au moment des amours. A ta peau, à ta voix au moment de t'étendre a tout c'qui nous ressemble, au moment des amours. Comme on crie et comme on gueule, tout finit par s'égrainer, au moment des amours, au moment de tout lâcher. Quand les oiseaux quittent la plaine, on crache sur le passé et l'on aime comme l'on déteste avec générosité. On pense alors qu'tout est fini, que rien n'en vaut la peine, mais le regard dans le vague, de vieilles idées reviennent. Mais non de Dieu, comme c'était beau, comme on s'était planté de croire que rien n'pouvait plus jamais nous arriver.





France
Italie



